Le contrat psychologique et social du travail

Pourquoi travaille-t-on ? Non seulement pour un salaire ou un statut, mais parce que l’organisation laisse entendre que l’engagement sera reconnu et soutenu, et que l’on pourra participer à une histoire collective. Ces promesses forment un contrat informel mais bien réel entre celles et ceux qui travaillent et leur organisation. Lorsqu’il tient, le travail se régule. Lorsqu’il se défait, les tensions s’accumulent et les dispositifs de prévention des risques psychosociaux se succèdent.
En articulant le contrat psychologique (tel que l’analyse Denise Rousseau) et la clinique de l’activité, cet essai examine la manière dont ces attentes réciproques se construisent, se renégocient ou se rompent dans le quotidien du travail. Il avance une proposition : prolonger ce cadre vers un contrat social, pour penser les promesses du travail au niveau où il devient aussi un enjeu politique. À partir de situations ordinaires, l’ouvrage offre un outil pour comprendre ce qui fait tenir une relation professionnelle ou ce qui la fait basculer.
Le contrat psychologique du travail désigne la manière dont une personne se représente, souvent de façon implicite, ce qu’elle doit à son travail et ce qu’elle estime légitime d’en attendre en retour. Il ne s’agit pas d’un accord formel, mais d’une carte mentale construite dans l’expérience concrète de l’activité : ce que l’on accepte de faire, jusqu’où l’on s’engage, ce que l’on juge juste ou excessif. Ce contrat se manifeste moins dans les discours que dans les gestes, les arbitrages quotidiens et les ajustements que chacun opère pour continuer à travailler de façon acceptable pour soi.
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Le contrat social du travail renvoie, lui, à l’ensemble des repères collectifs qui donnent sens à la relation de travail à différentes échelles (métier, équipe, organisation, secteur, société). Il constitue une mémoire partagée, historiquement construite, de ce qui est considéré comme normal, digne ou légitime dans le travail. Ce cadre collectif ne détermine pas mécaniquement les conduites, mais il rend certaines interprétations possibles et d’autres difficilement pensables.
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Le contrat psychologique est ainsi personnel dans sa forme, mais social dans sa matière : chaque individu élabore son rapport au travail en s’appuyant sur un contrat social du travail qui le précède et le dépasse.
Pourquoi, comment, combien ?
Pourquoi ce livre ?
Je n’ai trouvé nulle part un ouvrage qui relie vraiment le concept de contrat psychologique (Denise Rousseau) à la clinique du travail. Soit les analyses restaient très universitaires, soit elles glissaient vers le discours managérial. Il manquait un texte accessible, (un peu) rigoureux, ancré dans l’activité réelle. Ce livre tente de combler ce vide en montrant comment les promesses implicites du travail soutiennent, structurent ou blessent celles et ceux qui travaillent.
En outre, je pense qu'il est utile de passer du niveau psychologique au niveau social et politique (au sens noble), et j'ai essayé de matérialiser ce passage à travers un concept : le contrat social du travail. Vous me direz si c'est réussi.
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Comment il est publié ?
J’ai choisi l’autoédition, un format que je maîtrise bien et que j’utilise depuis longtemps pour d'autres projets collectifs. Cela permet une grande liberté dans la conception. Le livre bénéficie d’une diffusion professionnelle, ce qui le rend disponible en librairie pendant quelques mois (je ne la maintiendrai pas éternellement, car elle a un coût).
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200 pages sans un format poche.
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Prix et disponibilité
Le livre est vendu au prix de 9 euros, dont 3 euros reviennent à la librairie ou à la plateforme de vente, et le reste à l'imprimeur. Pour un achat direct (et soutenir le podcast avec 3 euros 🙂), il suffit de passer par le lien indiqué sur cette page.